Éthiopie : 73 combattants de l’OLA choisissent la paix

Une étape majeure vers la réconciliation nationale

L’Éthiopie franchit un cap décisif dans son processus de paix. Les autorités ont annoncé la reddition de 73 combattants de l’Armée de libération oromo (OLA), qui ont accepté de rejoindre l’initiative de paix proposée par le gouvernement.

Ce geste symbolise un nouvel horizon pour la stabilité et le développement de la Corne de l’Afrique.

Contexte de la réconciliation : le défi Oromo

  • L’OLA (Oromo Liberation Army) est le bras armé d’une faction séparatiste du Front de libération Oromo (OLF).
  • Considéré comme une organisation terroriste par Addis-Abeba, le groupe reste très actif dans la région d’Oromia, berceau de l’ethnie Oromo, la plus nombreuse du pays.
  • Ses revendications s’articulent autour de l’autodétermination et de la défense des droits de la population Oromo, souvent perçue comme marginalisée.

Ce conflit, aux côtés d’autres tensions ethniques, a provoqué des milliers de morts et de déplacés, ralentissant la sécurité et le développement économique du pays.

Le choix du dialogue : un geste fort pour la paix

La décision de ces combattants de déposer les armes illustre un tournant prometteur :

 

  • Voie du dialogue et de la stabilité : en renonçant à la clandestinité, ces ex-rebelles manifestent leur confiance dans le processus de réconciliation.
  • Victoire politique : pour le Premier ministre Abiy Ahmed, lui-même d’ethnie Oromo, ce ralliement conforte sa stratégie de justice transitionnelle et renforce son ambition d’étendre la paix au-delà de l’accord du Tigré (2022).
  • Impact local : leur réintégration, à travers des programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion, ouvre la voie à une reprise des activités sociales et économiques dans des zones longtemps instables.

Vers une nouvelle page pour l’Éthiopie

Cette avancée s’inscrit dans un contexte plus large où l’Éthiopie tente de tourner la page d’une décennie de conflits ethniques et territoriaux.

  • Les négociations entre le gouvernement fédéral et l’OLA ont déjà échoué par le passé (notamment en 2023).
  • Mais ce ralliement démontre que la dynamique de paix n’est pas brisée, et que la volonté de réconciliation demeure vivante.
  • Les défis restent nombreux : instabilité persistante en Oromia, violences dans la région Amhara, et fractures sociales non résolues.

 

Chaque pas vers le désarmement volontaire constitue une pierre essentielle dans la construction d’une paix durable et inclusive.

La décision des 73 membres de l’OLA est un signal fort : l’espoir d’une Éthiopie stabilisée est bien réel, à condition que toutes les parties poursuivent la voie du dialogue et de la reconnaissance mutuelle.

Ce geste envoie un message clair : la paix est possible, et l’avenir de l’Éthiopie repose sur la capacité collective à consolider ce fragile mais précieux acquis.

Roche Magazine

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