Dans le plus grand bidonville d’Haïti, Cité Soleil, une recrudescence inquiétante du choléra vient s’ajouter à la terreur imposée par les gangs armés. Environ 148 personnes sont désormais touchées par cette épidémie, exacerbant une crise humanitaire déjà alarmante.
Cité Soleil, un quartier de Port-au-Prince, est à nouveau confronté à une épidémie de choléra. Selon des sources locales, environ 148 individus ont contracté le Vibrio cholerae et reçoivent des soins au Centre de Traitement du Choléra de Médecins Sans Frontières (MSF). Cette résurgence survient dans un contexte de vulnérabilité extrême, où la population vit au quotidien sous la menace des gangs armés.
Les fortes pluies récentes, qui ont inondé la région, ont contaminé les systèmes d’approvisionnement en eau potable, favorisant la propagation de la maladie. Cette situation rappelle les effets dévastateurs du choléra en Haïti, notamment en 2011 dans le département de l’Artibonite. Bien que des centres de traitement aient été mis en place, l’épidémie n’a jamais été complètement éradiquée.
Cette nouvelle vague de choléra intervient alors que les autorités haïtiennes luttent pour rétablir l’ordre face à la violence des gangs. La population, déjà contrainte de fuir les affrontements armés, doit désormais se protéger d’une épidémie meurtrière. La combinaison de ces deux crises crée une situation humanitaire catastrophique, où l’accès à l’eau potable et aux soins de santé est gravement compromis.
Les organisations humanitaires s’efforcent de fournir une assistance d’urgence, mais leurs efforts sont limités par l’insécurité et le manque de ressources. Un appel à l’aide internationale est lancé pour soutenir les initiatives locales et renforcer la lutte contre le choléra, tout en apportant une réponse à la crise sécuritaire qui ravage Cité Soleil.
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