Le plongeur britannique Jack Laugher, une figure éminente de l’équipe britannique, a emprunté une voie inhabituelle pour soutenir son parcours vers les Jeux Olympiques de Paris 2024. Laugher s’est tourné vers OnlyFans, une plateforme souvent associée à du contenu pour adultes, pour compléter ses revenus en vendant des photos semi-nues. Cette décision fait suite aux défis financiers auxquels de nombreux athlètes sont confrontés, notamment ceux qui ne sont pas constamment sous les projecteurs.
Laugher facture 10 $ (7,77 £) par mois pour accéder à sa page OnlyFans, avec un abonnement annuel disponible à un tarif réduit. Malgré la réputation de la plateforme, il veille à ce que le contenu qu’il publie reste de bon goût et non explicite. Laugher a expliqué sa démarche en notant qu’il partageait déjà du contenu similaire gratuitement sur Instagram et a vu une opportunité de le monétiser sur OnlyFans.
Les difficultés financières rencontrées par les athlètes ont poussé d’autres membres de la communauté des plongeurs, dont Noah Williams, à adopter des mesures similaires. La décision de Laugher met en lumière le problème plus large du financement insuffisant et du soutien aux athlètes, en particulier dans les sports moins lucratifs commercialement.
Cette initiative a déclenché un débat sur la pertinence et la nécessité de telles mesures. Les critiques soutiennent que cela porte atteinte à la décence attendue des athlètes olympiques, tandis que les partisans soulignent les réalités financières difficiles qui obligent les athlètes à chercher des sources de revenus alternatives. L’Association olympique britannique n’a pas fait de déclaration officielle, mais la situation souligne la nécessité de meilleurs systèmes de soutien financier pour les athlètes.
Le parcours de Laugher vers Paris 2024 illustre les efforts que doivent déployer les athlètes pour poursuivre leurs rêves, mettant en lumière les disparités financières dans le monde du sport et incitant à des discussions sur des solutions durables pour financer les carrières des athlètes.
Redaction: Roche Magazine




