Des chercheurs australiens viennent de faire une découverte aussi fascinante qu’inattendue : une plante, ou plus précisément un champignon microscopique, serait capable de produire de l’or pur à partir de matériaux présents dans le sol. Cette avancée pourrait bien bouleverser l’avenir de l’exploitation minière.
L’or, métal précieux convoité depuis des millénaires, pourrait désormais être produit… par un organisme vivant. Une équipe de scientifiques de l’Université d’Australie-Occidentale a mis en lumière la capacité d’un microchampignon du nom de Fusarium oxysporum à générer de l’or pur, sans recourir aux procédés chimiques classiques, souvent polluants.
Ce phénomène repose sur un mécanisme appelé bioprécipitation. En présence de particules riches en or, ce champignon absorbe les métaux dissous et les transforme en nanoparticules d’or. Résultat : de l’or pur à 24 carats, issu d’un processus 100 % biologique.
« Il s’agit d’un processus naturel, mais jusqu’ici inexploité à grande échelle », expliquent les chercheurs. Non seulement cette méthode évite le recours à des produits toxiques comme le cyanure ou le mercure, mais elle pourrait aussi ouvrir la voie à une extraction plus écologique et durable de ce métal précieux.
Les scientifiques envisagent déjà des applications futures : nettoyer les sols pollués tout en récupérant les métaux présents, ou encore produire de l’or dans des environnements extrêmes, comme sur des astéroïdes ou d’autres planètes.
Mais pour l’heure, cette découverte reste à l’échelle expérimentale. Le rendement reste faible, et plusieurs étapes techniques doivent être maîtrisées avant toute exploitation industrielle. Néanmoins, cette avancée représente une étape majeure vers une bio-minéralurgie propre, qui pourrait transformer notre rapport aux ressources naturelles.
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