Rapport choc : les frappes américaines n’ont rien changé en Iran

 

Téhéran n’a pas dit son dernier mot. Malgré des frappes aériennes spectaculaires menées par les États-Unis le 22 juin dernier contre plusieurs sites nucléaires iraniens, un rapport confidentiel du renseignement américain révèle que le cœur du programme nucléaire iranien n’a pas été détruit. Une révélation qui pourrait bouleverser la perception d’une opération militaire présentée comme un succès par Washington.

Des frappes puissantes, mais un impact limité

 

L’opération, surnommée Midnight Hammer, visait à frapper les installations nucléaires stratégiques de l’Iran à Fordow, Natanz et Isfahan. Des sites connus pour leur rôle dans l’enrichissement de l’uranium, matière clé pour la fabrication d’une bombe nucléaire.

Selon le Defense Intelligence Agency (DIA), les frappes ont bien causé des dommages notables aux structures visibles, mais les infrastructures souterraines, protégées et renforcées au fil des années, ont largement résisté. Pire encore pour les stratèges américains : le stock d’uranium enrichi à 60 %, proche du seuil de l’arme nucléaire, aurait été déplacé avant l’attaque, rendant l’objectif principal de l’opération partiellement manqué.

Un programme retardé, mais toujours en vie

 

Le rapport du renseignement estime que les frappes ont retardé le programme iranien de quelques mois, mais n’ont pas porté un coup fatal. L’Iran disposerait encore des moyens techniques, humains et matériels pour relancer son programme à tout moment. Une réalité bien loin des discours officiels.

Du côté de la Maison-Blanche, on continue pourtant à parler de « destruction réussie ». Le vice-président JD Vance a toutefois reconnu que le stock nucléaire iranien est probablement toujours intact, une déclaration qui contraste avec l’optimisme affiché par l’exécutif.

Le risque d’une riposte discrète

 

Cette situation pourrait pousser Téhéran à durcir sa position. Selon plusieurs experts, l’Iran envisagerait de retirer les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ce qui ouvrirait la porte à une reprise du programme dans la clandestinité, à l’abri des regards.

« On a gagné du temps, mais pas la partie », résume un analyste militaire. Pour beaucoup, l’heure est désormais à la relance diplomatique, avec en ligne de mire un éventuel nouvel accord encadrant les ambitions nucléaires de l’Iran.

Un avenir incertain

 

Alors que la tension demeure vive au Moyen-Orient, ce rapport souligne une réalité incontournable : une frappe militaire, aussi précise soit-elle, ne suffit pas à mettre fin à une volonté politique aussi enracinée que celle de l’Iran. La dissuasion semble avoir montré ses limites, et la communauté internationale doit désormais décider si elle souhaite rouvrir la voie du dialogue… ou continuer à jouer à un jeu dangereux de provocation et de riposte.

Roche magazine 

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