Face à la montée alarmante de la violence perpétrée par des gangs armés, chaque quartier et corridor environnant Port-au-Prince cherche à se protéger de ce fléau croissant. Dans cette lutte pour la sécurité, de nombreux quartiers, ruelles et corridors s’ouvrant sur les voies publiques ont érigé des barrières à leurs entrées. Cette tendance nouvelle reflète une nécessité criante, alors que l’incapacité de l’État à assurer la sécurité laisse la population à vivre dans une constante psychose de peur.
Au fil du temps, la zone métropolitaine est devenue un véritable champ de bataille, où les gangs attaquent sans discernement, laissant les habitants sans défense face à ces criminels. Pour contrer cette invasion, les quartiers ont été contraints de prendre des mesures radicales pour protéger leurs résidents.
Autrefois, on ne trouvait de telles barrières que dans les quartiers huppés comme Belle ville et Vivy Mitchell. Désormais, les quartiers défavorisés prennent le relais en raison de l’insécurité croissante. Parfois, ce que l’on pense être l’entrée d’une maison se révèle être une barrière de sécurité.

À Jalousie, Juvénat, Delmas, Turgeau, Christ Roi, Nazon, pour n’en citer que quelques-uns, les barrières sont omniprésentes. Désormais, la sécurité des quartiers dépend directement de l’engagement et de la vigilance de leurs habitants.
Chaque barrière représente un acte de résistance, une déclaration silencieuse de la volonté des communautés de se protéger et de protéger ceux qu’elles aiment. Dans un contexte où la violence semble omniprésente, ces barrières symbolisent à la fois l’espoir et la détermination des quartiers de Port-au-Prince à défendre leur droit à la sécurité et à la paix.
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