Ce jeudi 13 novembre, les Grenadiers ont offert un moment que personne n’est prêt d’oublier. Un match tendu, joué le cœur serré, et finalement remporté 1-0 face au Costa Rica. Une victoire qui tombe comme une bouffée d’air pour toute une nation qui n’a jamais cessé d’y croire.
Dès le début, on a senti qu’Haïti n’était pas venue pour observer. À la 6ᵉ minute, Johnny Placide sort une parade qui a tout changé : un geste ferme, instinctif, qui a immédiatement donné le ton. On a vu l’équipe se redresser, jouer avec plus d’assurance, oser davantage. Petit à petit, Haïti a étouffé son adversaire, multipliant les attaques, obligeant Keylor Navas à s’employer.
Frantzdy Pierrot a été l’un des premiers à frapper à la porte, puis Jean Ricner Bellegarde. Et puis, juste avant la pause, la lumière est venue. Une combinaison nette, fluide, portée par Josué Casimir puis Ruben Providence, et Pierrot qui conclut avec précision. À la 44ᵉ minute, Haïti passe devant et tout le pays respire un peu plus fort.
La deuxième période n’a pas été plus douce. Le Costa Rica est revenu avec l’intention de renverser la vapeur, mais Placide, encore lui, a tenu la maison. La défense, solide, disciplinée, n’a pas laissé grand-chose passer. Les minutes ont filé lentement, presque cruellement, jusqu’à ce que l’arbitre mette fin au suspense.
Cette victoire change beaucoup de choses. Le groupe est serré : Haïti compte 8 points, comme le Honduras, mais avec une différence de buts un peu moins confortable. Le Costa Rica suit juste derrière. Tout va se jouer le 18 novembre. Pour espérer voir la Coupe du monde 2026, Haïti devra battre le Nicaragua… et prier pour un faux pas du Honduras.
Rien n’est garanti, mais cette soirée face au Costa Rica a prouvé une chose : les Grenadiers sont là, vivants, déterminés, et prêts à pousser jusqu’au bout. Et ça, c’est déjà une victoire en soi.
Roche Magazine




