Une récente étude révèle que les infirmières apparaissent en tête des professions féminines associées à l’infidélité. Quels facteurs expliquent ce phénomène ? Stress, horaires de nuit, pression émotionnelle… Décryptage.
Une tendance mise en lumière par les études
Selon plusieurs enquêtes, notamment celles menées par des plateformes comme Ashley Madison ou Illicit Encounters, les infirmières se retrouvent fréquemment en tête des professions féminines concernées par l’infidélité. Cette surreprésentation interroge : est-ce une coïncidence ou le reflet d’une réalité propre au milieu médical ?
Une étude scientifique publiée en 2021 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health apporte un éclairage : 21 % des soignants interrogés ont déclaré avoir déjà été infidèles, un chiffre plus élevé que la moyenne observée dans d’autres secteurs.
Les facteurs qui peuvent favoriser l’infidélité
1. Des horaires irréguliers et épuisants
Les professions de santé exigent souvent des gardes de nuit, des journées de 12 heures et des week-ends travaillés. Ces contraintes créent un décalage avec la vie familiale et fragilisent la relation de couple.
2. La charge émotionnelle et physique du métier
Être confronté quotidiennement à la douleur, à l’urgence et parfois à la mort génère un stress intense. Certains sociologues estiment que cette pression favorise une recherche de réconfort ou de soutien ailleurs.
3. Une proximité humaine particulière
Travailler en équipe rapprochée, partager des situations fortes et parfois intimes avec des collègues, peut créer une forme de complicité propice à des rapprochements au-delà du cadre professionnel.
Prudence : toutes les infirmières ne sont pas concernées
Il est essentiel de rappeler que ces données sont statistiques. Elles ne signifient pas que toutes les infirmières trompent leurs partenaires. Elles révèlent simplement une tendance plus marquée dans ce métier, liée à un environnement professionnel spécifique.
De plus, les résultats varient selon les sources. Les chiffres d’Ashley Madison, par exemple, reflètent uniquement le profil de ses utilisateurs et ne sont pas représentatifs de l’ensemble de la population.
L’idée que les infirmières seraient plus infidèles que d’autres professionnelles repose sur des facteurs objectifs : stress, horaires décalés, proximité relationnelle au travail. Cependant, l’infidélité reste une décision personnelle, qui ne saurait être réduite à une profession.
En définitive, ces études offrent une piste de réflexion sur l’impact du métier sur la vie de couple, mais doivent être interprétées avec prudence pour éviter toute généralisation abusive.
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