Comment la République dominicaine alimente l’insécurité en Haïti : révélations troublantes sur un trafic d’armes

 

Un scandale majeur éclabousse les forces de l’ordre dominicaines, révélant un trafic massif de munitions destiné à renforcer les groupes armés en Haïti. Cette affaire met en lumière la complicité présumée de hauts responsables dominicains dans une entreprise qui aggrave la crise sécuritaire haïtienne.

Un trafic massif aux conséquences dramatiques pour Haïti

Selon une enquête du ministère public dominicain, plus de 908 000 munitions ont été volées dans les stocks de la Police nationale dominicaine pour être revendues à des individus impliqués dans des activités criminelles en Haïti. Ces munitions incluent des calibres 5,56 mm, 12 mm et 9 mm, dont certains sont classifiés comme armes de guerre, augmentant ainsi la puissance des gangs armés qui terrorisent la population haïtienne.

Les impacts de ce trafic sont dévastateurs : ces armes renforcent les groupes criminels qui s’attaquent aux citoyens, paralysent les activités économiques et sapent les efforts pour restaurer un climat de sécurité dans le pays.

Une organisation criminelle au cœur des institutions dominicaines

L’enquête désigne le colonel Narciso Antonio Feliz Romero, chef de l’Intendance des Armes, comme l’un des principaux responsables de ce réseau criminel. Avec la complicité d’autres membres de la police et d’une civile, les munitions étaient sorties des dépôts dans des sacs à dos pour éviter les caméras de surveillance et revendues à des prix élevés, notamment à des Haïtiens.

Miguelina Bello Segura, civile impliquée dans ce réseau, aurait joué un rôle clé en revendant clandestinement des munitions à des contacts haïtiens.

Une stratégie de déstabilisation volontaire ?

Ces révélations soulèvent des questions troublantes pour Haïti. Pourquoi un pays voisin, supposé promouvoir la paix régionale, permet-il que des éléments de ses institutions alimentent le chaos chez son voisin ? Certains observateurs y voient une stratégie délibérée pour maintenir Haïti dans l’instabilité, fragilisant davantage un État déjà en crise.

L’appel à la vigilance et à l’action

Pour Haïti, ces pratiques criminelles transfrontalières ne peuvent être ignorées. Il est urgent que les autorités haïtiennes prennent des mesures pour surveiller leurs frontières et travailler en collaboration avec des partenaires internationaux afin de mettre fin à ces trafics.

Les citoyens haïtiens ont également le droit d’exiger que des démarches diplomatiques fermes soient entreprises envers la République dominicaine pour que des sanctions exemplaires soient appliquées aux responsables de ces actes.

Une complicité à haut risque

Ce trafic, qui implique des responsables dominicains, constitue une menace directe pour la souveraineté et la stabilité d’Haïti. En alimentant les gangs, ces munitions renforcent un système criminel qui détruit des vies et bloque le développement du pays.

Les autorités haïtiennes et dominicaines doivent reconnaître leur responsabilité respective et agir pour stopper cette spirale de violence qui dépasse les frontières. Pour Haïti, cette situation illustre une fois de plus l’urgence d’assurer sa sécurité nationale et de protéger ses citoyens contre toutes formes de déstabilisation externe.

Roche Magazine 

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