Le Burkina Faso vient de franchir une étape majeure dans la gestion de ses terres en adoptant une réforme radicale affirmant la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire. Désormais, toutes les terres appartiennent à l’État, qui décide de leur usage selon des critères bien définis. Cette initiative vise à protéger les ressources nationales et à garantir que la terre profite avant tout aux Burkinabè.
L’un des changements les plus significatifs concerne l’interdiction de la vente directe des terres agricoles aux étrangers. Dorénavant, les exploitants pourront accéder aux terres sous forme de baux pouvant aller jusqu’à 49 ans, sans possibilité d’acquérir la propriété. Ce dispositif permet de limiter la spéculation foncière et de prévenir l’accaparement des terres par de grandes multinationales.
Cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement de la souveraineté du Burkina Faso sur ses ressources naturelles. En mettant fin à la privatisation incontrôlée des terres, le gouvernement ambitionne d’assurer une gestion équitable et durable du patrimoine foncier national. Cette décision reflète la volonté des autorités de protéger les générations futures tout en promouvant un développement économique plus inclusif et juste.
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