Assata Shakur, marraine de Tupac et fugitive du FBI pendant 40 ans, est morte à Cuba à 78 ans

 

 

La militante révolutionnaire américaine Assata Shakur, marraine du rappeur Tupac Shakur, est décédée le 25 septembre 2025 à La Havane, Cuba, à l’âge de 78 ans. Recherchée par le FBI depuis plus de 40 ans, elle était considérée comme l’une des fugitives les plus célèbres des États-Unis, symbole à la fois de résistance pour certains et de criminalité pour d’autres.

Un parcours marqué par la lutte et la controverse 

Née Joanne Deborah Byron en 1947, Assata Shakur avait rejoint dans sa jeunesse le Black Panther Party et plus tard la Black Liberation Army, organisations militantes luttant contre le racisme et les injustices sociales aux États-Unis.

En 1973, elle fut arrêtée après une fusillade sur une autoroute du New Jersey au cours de laquelle le policier Werner Foerster trouva la mort. Bien qu’elle ait toujours nié avoir tiré, elle fut condamnée en 1977 pour meurtre.

L’évasion et l’exil à Cuba 

En 1979, Assata Shakur s’évada d’une prison du New Jersey grâce à un commando armé. Elle réussit à rejoindre Cuba en 1984, où elle obtint l’asile politique sous la protection du gouvernement de Fidel Castro.

Depuis, elle vivait sur l’île en tant que réfugiée politique, tout en figurant sur la liste des terroristes les plus recherchés du FBI. Une récompense de 2 millions de dollars avait même été promise pour toute information menant à son arrestation.

Une figure symbolique et la marraine de Tupac 

Assata Shakur est également connue pour être la marraine de Tupac Shakur, le légendaire rappeur assassiné en 1996. Pour une partie de la communauté afro-américaine et militante, elle représentait une icône de la résistance contre l’oppression. Mais pour d’autres, elle restait avant tout une criminelle évadée ayant échappé à la justice américaine.

Réactions après son décès 

Sa fille, Kakuya Shakur, a confirmé sa mort en évoquant « des causes naturelles liées à l’âge et à des problèmes de santé avancés ».

Le ministère cubain des Affaires étrangères a également annoncé son décès, rendant hommage à une femme qu’il qualifie de « combattante pour la justice sociale ».

Aux États-Unis, les réactions sont partagées :

  • Des militants des droits civiques saluent une figure historique de la lutte afro-américaine.
  • Des responsables politiques et policiers rappellent qu’elle n’a jamais purgé sa peine et qu’elle reste pour eux une meurtrière en fuite.

La mort d’Assata Shakur met fin à l’un des chapitres les plus controversés de l’histoire judiciaire et politique américaine. Entre image de fugitive dangereuse et figure révolutionnaire, elle restera une personnalité marquante, symbole des tensions raciales et idéologiques qui traversent les États-Unis depuis des décennies.

Roche magazine

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