Donald Trump accusé de vouloir effacer la mémoire de l’esclavage des parcs nationaux américains

 

Un effacement de mémoire qui inquiète historiens et associations

Aux États-Unis, la décision de Donald Trump de retirer certains panneaux et expositions sur l’esclavage dans les parcs nationaux suscite un tollé. Parmi les éléments visés figure la célèbre photographie The Scourged Back — aussi appelée Whipped Peter — montrant le dos lacéré de cicatrices d’un ancien esclave. Cette image, devenue emblématique au XIXe siècle, avait largement contribué à mobiliser l’opinion publique contre l’esclavage.

la célèbre photographie The Scourged Back — aussi appelée Whipped Peter
la célèbre photographie The Scourged Back — aussi appelée Whipped Peter

En mars dernier, l’exécutif américain a adopté un ordre présidentiel exigeant la suppression de ce qu’il qualifie d’« idéologies corrosives » liées à l’histoire du racisme et de l’esclavage dans l’espace public. Pour Trump et ses soutiens, ces représentations alimenteraient une vision « négative » du passé américain.

Desann réactions vives dans le monde académique et associatif

La mesure est immédiatement dénoncée par des historiens, des défenseurs des droits civiques et des associations culturelles. Pour eux, il s’agit d’une tentative flagrante de réécrire l’histoire en effaçant les traces les plus sombres de la société américaine.

« Retirer ces images, c’est retirer la voix de ceux qui ont souffert. C’est nier leur existence et le rôle qu’ils ont joué dans la construction des États-Unis », souligne un historien de l’Université de Yale.

De nombreux visiteurs, habitués à voir ces expositions dans les musées et parcs nationaux, expriment aussi leur indignation. Beaucoup y voient une volonté de blanchir l’histoire américaine en gommant les violences, la brutalité et l’inhumanité de l’esclavage.

Un symbole dangereux pour l’éducation et la mémoire collective

La photographie de Whipped Peter est bien plus qu’un simple cliché historique. Elle est un témoignage visuel incontournable des souffrances endurées par des millions d’êtres humains réduits en esclavage. La retirer de l’espace public, c’est priver les générations actuelles et futures d’un outil essentiel de mémoire et d’éducation.

Comme le rappellent plusieurs organisations de défense des droits humains, « effacer l’histoire, c’est préparer le terrain pour sa répétition ».

Une décision qui pourrait raviver les fractures raciales

Aux États-Unis, où les tensions raciales restent vives, cette décision s’ajoute à une série de mesures controversées qui nourrissent le débat sur l’identité nationale et la mémoire collective. Pour certains observateurs, elle pourrait accentuer la polarisation sociale et renforcer le sentiment d’injustice des communautés afro-américaines.

Roche magazine

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