Dix-sept États dirigés par des démocrates ont déposé une plainte contre l’administration Trump en réponse à sa volonté de mettre fin à la citoyenneté par le droit du sol pour les enfants nés aux États-Unis de parents en situation irrégulière. Cette décision controversée, annoncée par décret exécutif, suscite une forte opposition dans tout le pays.
Les États plaignants
Les États concernés incluent la Californie, le Colorado, Hawaï, New York, le Maine, le Massachusetts, la Caroline du Nord, le Maryland, le Vermont, le Wisconsin, le Rhode Island, le Nevada, le Minnesota, le Connecticut, le Delaware, le New Jersey et le Nouveau-Mexique. Ces procureurs généraux, soutenus par plusieurs organisations de défense des droits civiques, considèrent cette mesure comme une violation flagrante du 14e amendement de la Constitution américaine.
Un droit protégé par la Constitution
Adopté en 1868, le 14e amendement garantit la citoyenneté à toute personne née sur le sol américain, indépendamment du statut migratoire de ses parents. Les plaignants font également référence à la décision historique de la Cour suprême de 1898 dans l’affaire United States v. Wong Kim Ark, qui confirme ce principe.
Une contestation nationale
En plus des États, des organisations telles que l’American Civil Liberties Union (ACLU) se sont jointes à la bataille judiciaire. Ces groupes dénoncent une tentative de l’administration Trump de restreindre un droit fondamental sans passer par le Congrès.
Conséquences et prochaines étapes
Si ce décret devait être appliqué, il pourrait priver des milliers d’enfants de leur citoyenneté américaine, créant ainsi un précédent juridique sans précédent. Les plaignants demandent une injonction préliminaire pour bloquer la mise en œuvre de cette mesure.
L’affaire sera examinée dans les semaines à venir, et la décision de la justice pourrait avoir un impact majeur sur la politique d’immigration et les droits constitutionnels aux États-Unis.
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